Fabrice H. vous présente différents travaux réalisés pour l'agence Effigie ou à compte d'auteur lors de ses reportages.


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Dans l’objectif de Fabrice H.

Un jour, l’île de Malte, un autre les Seychelles, puis Maurice et après ? Fabrice H. promène sa caméra sur la planète à la recherche d’images. Talent repéré.

Enfant, il ruinait sa mère en pellicules. Adulte, c’est sa compagne qu’il entraîne dans son doux délire. La photographie, les images, c’est une pathologie ordinaire chez Fabrice H. Un H qui sonne comme « hypnotisé » car on dit qu’il est totalement absorbé par la nature. Un H qui résonne comme « hasardeux », aussi, quand on sait que Fabrice escalade les montagnes pour zoomer sur un flanc, quand il ne se laisse pas emporter dans un ballon pour photographier le paysage.

En clair, Fabrice H. est un passionné de l’image, et c’est aussi un dévot de la nature. Caméra ou caméscope en main, il évolue avec nonchalance dans un univers immatériel et poétique fait de pépiements et de gazouillis. C’est cela son quotidien. Et Fabrice est en même temps un interprète polyglotte : il sait, en effet, parler aux oiseaux, aux lézards, aux arbres, aux feuilles qui ne manquent pas de lui répondre à leur tour. Fabrice s’érige aussi en défenseur de l’environnement, un engagé de la conservation du patrimoine. C’est un challenger qui veut toujours aller plus loin et plus haut.

Ce drôle d’oiseau est actuellement à Maurice pour lancer officiellement son livre Portfolio île Maurice, un ouvrage tout en photos qu’on trouve dans les librairies de l’île. Sous son regard alerte et sensible, les tas de cailloux dans les champs de canne, les orgues de pierre du Piton du milieu, la mangrove, sanctuaire d’oiseaux à Pointe-d’Esny, ou encore le chemin ombragé de Beau-Vallon, prennent des allures de jamais vu.

Les fleurs de cavadee, le bois cafaille noir, le flamboyant, s’affichent en spectacles grandioses. On découvre également le scinque de Telfair, un genre de lézard géant à l’île aux aigrettes, le crabe Karcassay sautillant d’une roche à l’autre, le gecko qui joue à cache-cache. La coupeuse de thé, les pêcheurs, la déesse Kalima n’ont, eux aussi, pas pu échapper à ses cadrages.

« J’ai voulu montrer que Maurice ce n’est pas seulement les plages, mais aussi une biodiversité riche. Mais la photo est un moyen technique dont le but ultime est de ramener un témoignage », explique le photographe. Objectif atteint, car avec ses couleurs exceptionnelles, ses vues typiques et atypiques, ses gens, ses attitudes, ses plans d’ensemble et détaillés, le livre ne séduit pas seulement le touriste, mais émerveille également le Mauricien.

Fabrice H. a roulé sa bosse un peu partout. « J’ai travaillé pour des agences de photo, j’ai rejoint une compagnie de CD- Rom qui travaillait sur le thème des oiseaux, et maintenant je gère la collection Reflets du monde », confie-t-il. Forte de son succès, cette collection qu’il a créée, a publié plusieurs bouquins dont Portfolio île de Malte, Portfolio Réunion, Portfolio Seychelles, PortfolioTahiti et maintenant Portfolio île Maurice. Un travail de vacancier en quelque sorte comme disent ses amis. C’est du « vacaille » précise Fabrice H., un néologisme forgé pour dire vacances et travail. En effet, si ce métier lui permet de bourlinguer, de s’émerveiller à chaque instant ce n’est pas non plus de tout repos. D’un avion à l’autre, d’une voiture à une autre, il voyage beaucoup et passe très peu de temps en Bretagne, sa région natale.

Il se lève avec le soleil, se couche souvent aux petites heures du matin parce que la nature n’est pas très régulière dans ses rendez-vous. Soleil, moustiques, humidité, chemins cahoteux, des kilomètres et des kilomètres à pied, il a dû apprendre l’endurance. En outre, la patience c’est sa seconde nature car pour approcher les animaux de près, prendre un oiseau en plein vol, il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton.

Le secret en fait : transgressions des règles de la photographie, curiosité innée, sensibilité et, bien sûr, troisième œil, celui-là même qui lui fait voir des choses que personne d’autre ne perçoit. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Fabrice H. a été approché pour faire des documentaires pour des chaînes de télé spécialisées dans la nature et il a choisi Maurice pour son coup d’essai. Il produit un film sur le travail de protection écologique mis en place à Maurice.

Évidemment, son fidèle appareil Canon ne le quitte pas et n’a pas droit aux vacances. En passant, si vous voyez un jour un buisson en train de se déplacer, pas d’hystérie, c’est sûrement Fabrice H. dans son filet de camouflage !

 

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Articles :
Le Quotidien :18/6
-Michel André : Un portfolio écolo

Ile Maurice
L'express : 21/01/06
-Sonia SERRA :Chassez le naturel ...

L'express : 16/01/06
-Aline GROËME :Zoom sur l’île Maurice sensible

L'express : 15/01/06
-Express : Dans l’objectif de Fabrice H