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Samedi 21 janvier 2006

Chasser le naturel …

Il revient au galop. Entre deux rendez-vous, un reportage à l’île ronde et une tournée extraordinaire, l’homme d’images Fabrice H. photographe français, a eu quelque temps pour nous présenter son travail.

Témoin privilégié et émerveillé du monde, Fabrice H. nous confie ses coups d’œil dans la Collection Reflets du Monde, dont un album est consacré à Maurice (album disponible en librairie). Album réalisé avec le soutien de la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA), la Mauritius Wildlife Foundation et du National Park.

Par ses clichés et bientôt ses documentaires, Fabrice H. interpelle sur la beauté du monde qui nous entoure. Il réveille les sens à l’appel des couleurs et des impressions. Nous avons le vertige par la vue imprenable sur la montagne Pieter Both ou instant macrographié d’un petit insecte à la pointe d’un aloe vaera.

Des images insensées, magnifiques, qu’il partage avec passion et raison. «La photographie n’est qu’un outil au service du témoignage et de l’émerveillement. J’ai toujours été attiré par les photos de la nature car c’est toujours étonnant, à chaque fois, une attitude différente,» dit-il. Et à l’œil de s’adapter, à l’homme de s’adapter à cet environnement.

Il aime particulièrement les «phases d’approche » avec les animaux. Comme un jeu, il s’agit de faire en sorte qu’il y ait un échange entre le sujet et le photographe.

Mimant une technique d’approche, il explique qu’il vaut mieux avancer de profil, en crabe, pour ne pas donner l’impression de mouvement. Et pour certains animaux, pas forcément obligé que le silence soit d’or. «Un certain bruit va plutôt intriguer l’animal que le faire fuir». A méditer.

Avec Maurice, il poursuit sa collection Reflets du Monde, dont il a déjà consacré des albums à La Réunion, la Guyane, les Seychelles, Sri Lanka, Malte et plus récemment Tahiti. Des îles choisies pour leur environnement, souvent sauvage, où sont préservées des espèces rares, endémiques et que l’on ne retrouve pas ailleurs.

Dans beaucoup d’îles, la nature raconte encore son histoire. La photographier lui permet de participer à sa sauvegarde et à poursuivre cette histoire.


Investissement passionnel

Il est artiste et militant positif pour une cause qui le fascine. “Je m’engage vers le bien. Je préfère montrer ce que les gens font de bon. Je mets en avant le travail des hommes qui oeuvrent pour la protection de l’environnement, en particulier la protection des espèces endémiques. Nous étions sur l’île ronde, en reportage et nous avons vécu une expérience exceptionnelle et exclusive. Le travail qui est mené là-bas est formidable.

Il revient aujourd’hui à Maurice avec une suite logique à son investissement professionnel et passionnel en réalisant un documentaire sur ces gens passionnés qui oeuvrent pour la sauvegarde du patrimoine naturel. Une série de documentaires qu’il entreprend plus généralement dans tous les pays à qui il a consacré des albums photo.

«On rencontre des passionnés. Quand on revient, les gens qui nous ont aidés pour le livre sont très heureux de nous revoir et le travail se fait plus facilement.” Cet homme d’images, allie aujourd’hui la vidéo à la photographie, pour mieux travailler et sensibiliser le public à la cause de l’environnement.


Hhumanitaire

Les documentaires vidéo ne seront pas en vente mais diffusé à la télévision ou disponible sur le site internet du photographe, ww.fabriceh.net.

Le grand voyageur est reparti en France pour une opération gigantesque qui l’attend puisque l’organisme Maisons de France lui a commandé une série de 500 images sur les 97 départements du territoire français.

Une super tournée qui lui fera découvrir ou redécouvrir les plus beaux paysages de France qu’il pourra immortaliser via un appareil vidéo HD, placé sur un ballon dirigeable.

Mais le voyage de Fabrice H. ne s’arrêtera pas là. Cette année, de nouveaux albums reflets du monde sont attendus. Le numéro sur le Sri Lanka continuera de reverser 25% de ses recettes à une association, Les Amis de Ceylan, pour aider à la reconstruction de maisons sinistrées par le tsunami qui a ravagé l’Asie du Sud-Est en 2004. Une autre opération verra le jour, en Guyane, pour la protection des tortues luths.

Toujours plus loin dans son action et dans sa passion, la prochaine étape serait la création d’une fondation, pour mettre en place ou aider d’autres opérations de protection de l’environnement. Petit à petit, l’oiseau fait son nid.





 

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Articles :
Le Quotidien :18/6
-Michel André : Un portfolio écolo

Ile Maurice
L'express : 21/01/06
-Sonia SERRA :Chassez le naturel ...

L'express : 16/01/06
-Aline GROËME :Zoom sur l’île Maurice sensible

L'express : 15/01/06
-Express : Dans l’objectif de Fabrice H